La révolution médiatique au Moyen-Orient

27 août 2018 communication 0

Une récente recherche a montré que le développement de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord s’accompagne de plusieurs changements notamment au niveau du secteur médiatique en matière d’adoption de nouvelles sources d’informations et en matière d’utilisation des médias sociaux. Il a été constaté que les réseaux sociaux sont devenus la source d’informations la plus populaire principalement auprès de la jeunesse arabe. Ce qui nous pousse à se demander si la fin est vraiment arrivée pour la presse écrite…

Médias traditionnels face aux médias sociaux

En 2017, une enquête sur la jeunesse arabe a mis en évidence la manière dont les médias sociaux ont pu transformer les habitudes des jeunes en matière de réception et d’accès à l’information. Cette enquête a révélé que 35% des personnes interrogées recevaient de manière quotidienne les nouvelles via Facebook, tandis que 31% utilisent d’autres différentes sources électroniques. Quant aux chaînes de télévision d’information et les journaux leur taux d’utilisation s’estime de 9%.
Il a également été constaté que les jeunes du monde arabe s’appuient de plus en plus sur Facebook pour accéder aux informations en comparaison avec les années précédentes. En conséquent, les médias sociaux continuent de prendre une place croissante en matière d’accès à l’information, ils se sont transformés en une véritable source d’influence, de communication et de partage de nouvelles et d’informations.

En ce qui concerne les vidéos, cette enquête sur la jeunesse arabe, qui comprend 16 pays, a indiqué que la moitié des jeunes Arabes soit (50%) consultent YouTube quotidiennement. De ce fait, plusieurs utilisateurs continuent d’investir dans la vidéo.
D’autre part, la CNN a indiqué que les femmes en Arabie Saoudite font également des vidéos sur YouTube pour exprimer leurs opinions.
Pourtant, malgré le recours aux médias sociaux, les sources médiatiques ordinaires ne sont pas encore mortes. 74% des femmes au Moyen-Orient préfèrent les médias traditionnels aux médias sociaux et considèrent ces derniers comme moins fiables.
Parlant la presse écrite, elle subit tout comme les autres sources traditionnelles d’information, une véritable crise car le taux de lecture de journaux a remarquablement baissé, il est passé à 25% en 2017. Heureusement, les professionnels de la presse écrite ont pris les mesures adéquates pour s’en sortir de cet état critique. Ils ont pensé à compléter leur édition papier avec une édition online pour couvrir tous les besoins.
Il est le fondateur et aussi le président du groupe al-Waseet International (AWI), une grande maison d’édition spécialisée dans les médias à savoir al-Waseet qui est un journal de petites annonces, Layalina qui est un mensuel people et al-Balad qui est un quotidien.

Avec la révolution numérique qui est en train d’avoir lieu dans les pays du Moyen-Orient, il sera intéressant de voir comment la presse écrite va s’en sortir de la crise que connaît actuellement le secteur médiatique.

Laisser un commentaire